mardi 3 février 2015

CHACUN SON RYTHME


«Le temps avance à un rythme différent pour des esprits différents.»
John Cowper Powys

Il fut une époque, où nous portions des couches, où nous avions peut-être deux à trois dents dans la bouche et où nous apprenions à découvrir le monde en nous déplaçant à quatre pattes. Un beau jour, ennuyer de voir les choses de cet angle, nous nous sommes sentis prêts à nous tenir debout sur nos deux petites jambes chambranlantes. Sans l'aide de personne, vers l'âge de dix mois pour certains et onze mois pour d'autres, nous avons tenté le tout pour le tout. Un pied devant l'autre nous nous sommes mis à marcher. Certains sont tombés plusieurs fois et d'autres seulement qu'une, mais, au bout du compte, nous y sommes tous arrivés. C'est ce qu'on appelle le RYTHME! Nous n'apprenons pas de la même façon et nous n'allons pas à la même vitesse. C'est ce qui fait de chacun d'entre nous des êtres uniques.

En éducation, le même principe s'applique! Nos élèves ont tous un rythme d'apprentissage qui diffère les uns des autres. C'est pourquoi il est primordial d'adapter notre façon d'enseigner à chacun d'eux et ainsi de leur laisser une certaine liberté. J'ai eu la chance de visionner la vidéo de Salman Khan, un éducateur et entrepreneur, ayant créer la Khan Academy, un site très intéressant pour toutes personnes qui souhaitent apprendre à son rythme (voir la vidéo ci-dessous). Suite à l'écoute de cette vidéo, je me suis posée comme question: Est-ce que la vidéo réinvente l'éducation? Je ne suis pas certaine qu'elle réinvente l'éducation, mais une chose est sûre, elle est un outil extrêmement intéressant pour tous les enseignants et particulièrement pour ceux en adaptation scolaire. Quoi de mieux que de laisser l'enfant progresser à son rythme?


J'ai souvent entendu dire que «l'école n'est peut-être pas faite pour tout le monde». Absurdité ou réalité? La question se pose, mais reste que c'est nous, les enseignants, qui devront adapter la «manière traditionnelle d'enseigner» pour rendre l'école accessible à tous nos élèves. Nous devons donner à nos élèves le goût d'apprendre. Nous devons leur faire comprendre qu'ils vont faire des erreurs, mais c'est en faisant l'apprentissage de celles-ci qu'ils vont pouvoir grandir. Nous devons être là pour leur tendre la main quand ils en auront besoin et nous devons aller à leur rythme! Je vous le confirme tout de suite, réinventer l'éducation ne sera pas chose facile, c'est un défi qu'une société entière doit se donner.

1 commentaire:

  1. Bonjour Audrey-Ann,
    Je viens de consulter ton blog que je trouve très chaleureux. J’ai aussi aimé te lire. Je viens de consulter ton billet intitulé « chacun son rythme». J’ai aimé ta réflexion et je suis d’accord avec toi sur plusieurs points. D’abord sur le fait que chacun a son propre rythme d’apprentissage et que, oui, d’une certaine manière, la vidéo peut être un des moyens permettant à un élève d’avancer à son rythme. On le comprend justement avec l’exemple de Salman Khan où l’élève qui travaille en journée, dans un pays moins favorisé, pourrait avoir accès à l’éducation grâce aux vidéos éducatives. Mais de mon côté, j’ai trouvé que même si la vidéo pouvait être un outil pour aller au rythme des élèves, elle est quand même très loin de pouvoir offrir un apprentissage adapté à tous. Dans mon blog, je faisais notamment référence aux élèves qui apprennent plus de façon kinesthésique qu’auditive et qui ne trouveraient donc sûrement pas grande satisfaction à apprendre avec la vidéo. Je pense aussi à des élèves dysphasiques qui ont besoin de beaucoup de reformulations pour comprendre.
    Par ailleurs, dans ton billet, la phrase qui m’a le plus frappée c’est «réinventer l'éducation ne sera pas chose facile, c'est un défi qu'une société entière doit se donner». Même si tu expliques qu’il nous revient à nous, enseignants, de rendre l’école la plus accessible à tous (un argument que je soutiens à 100 %), tu renvois néanmoins le devoir et les défis de l’éducation à la société entière. Je suis vraiment d’accord avec toi ! Si je reprends encore l’exemple de Salman Khan et des enfants travaillant dans certains pays, il devient évident que c’est à la société tout entière de réfléchir à son rapport à l’éducation des jeunes et à la façon de la révolutionner. Parfois pour que la société révolutionne son éducation, il faut des pionniers pour faire la faire émerger. Je pense ici à l’éducateur Brésilien Paulo Freire avec sa «pédagogie de la libération» consistant à alphabétiser le peuple pour qu’il devienne critique et se conscientise face à l’oppression qu’il subissait. Si tu veux apprendre des choses sur Paulo Freire, voici ces liens :

    Wikipedia

    UNESCO

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